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Une balade au vert

Après une semaine de travail, vous adorerez flâner dans les jardins. À Chartres, chaque jardin possède sa propre personnalité. Je vous emmène.

Dès qu’arrive la fin de l’été, juste avant l’automne, mon petit bonheur du week-end : flâner dans nos jardins, non pas les jardins de nos maisons, mais ces jardins publics à la personnalité différente, aux couleurs chatoyantes et aux essences odorantes.

Ce samedi, la météo s’annonce douce et ensoleillée : le rendez-vous est pris avec mon compagnon pour faire notre petit tour en mode "photos loisirs".

Petit arrêt au parc André Gagnon. Pas de panique : si vous vous adressez aux chartrains de souche, et que vous leur demandez l’adresse de ce parc, bien peu sauront vous le situer. Pour eux, c’est le "Clos Pichot", un endroit qui, dans leur esprit, reste teinté de souvenirs d’enfance ou d’adolescence. Pour y aller, j’avais repéré une passerelle au-dessus du boulevard à partir de la butte des charbonniers, une magnifique promenade qui remonte en pente douce depuis la place Drouaise, jusqu’à la place Châtelet. C’est parti : le parc n’est pas très grand, mais j’aime son côté "petit jardin public à la parisienne". Des arbres, des pelouses, des bancs et des jeux pour enfants accueillent les familles. Nous nous installons sur un banc. Je l’avoue : un peu de verdure en plein cœur de ville, ça fait du bien. Le soleil nous fait de l’œil et j’aurais presqu’envie de dormir un peu. Première bulle d’oxygène !

Reprise de la balade : direction le jardin d’horticulture. Mon compagnon ne l’avait jamais parcouru mais le chien connaît très bien la direction. Ici, tout est pensé pour la végétation. Les parterres sont harmonieusement dessinés et la bambouseraie nous dépayse un peu. J’aime beaucoup les petits plans d’eau répartis dans le parc : invitation aux canards et autres volatiles à venir se nicher. Mon compagnon, ravi, mitraille l’endroit avec délices. De petites pauses dans le jardin, à l’étude de quelques étiquettes nous mentionnant l’identité de ces arbres aux noms qui nous font voyager : sycomore, cyprès, cèdre, mélèze, sequoïa… Nous faisons le tour sans nous rendre compte du temps qui passe. L’heure est venue de penser à notre pique-nique.

Nous choisissons pour cela de reprendre notre randonnée verte le long de l’Eure : direction l’autre l’amont de la rivière, vers le parc des Bords de l’Eure. Je sais que la Guinguette n’est pas très loin, le mini-golf non plus… et qu’une buvette rafraîchissante nous tend les bras. Arrivés là-bas, notre molosse à poils détecte la volière. Moments d’extase et aboiements se succèdent sous nos fous rires. Nous prenons le temps de nous installer à la Petite Venise – Guinguette des Bords de l’Eure. Petit en-cas, avant de nous décider : les pédal’eau nous font signe de les rejoindre pour une balade sur la rivière. Une heure sportive où nous nous rendons compte qu’en pleine ville : nous sommes déjà à la campagne. Le rêve !

Même si nous n’avons pas pris les vélos, nous avons envie de poursuivre notre balade du plan vert : mais à pied, c’est possible également, il nous suffit de longer la rivière pour rejoindre Le Coudray et son parc du Gord, puis, un peu plus loin, Luisant et son plan d’eau : près de 4 km de promenade… Au vert… À contempler la nature… À papoter : ça fait du bien ! En discutant avec des randonneurs sur le parcours, nous apprenons que le chemin se poursuit plus loin encore : vers Barjouville et son étang. Nous prenons note du bon plan : ça sera pour notre prochaine sortie balade "oxygène" !

Si je vous dis qu’après cette promenade, après une étape repos à la maison, nous avons pris le chemin "restaurant gastronomique", me croirez-vous ?