Maison Picassiette

Naissance de la Maison "pique-Assiette"

Elle fut d’abord appelée Maison du "pique-assiette", pourquoi ? Son bâtisseur, Raymond Isidore, employait essentiellement pour la réalisation de son ornementation des morceaux de vaisselle brisée. Elle prit par la suite le nom de "Picassiette", petite référence à un autre grand artiste : Picasso.

Né à Chartres en 1900, Raymond Isidore a eu plusieurs métiers : ouvrier mouleur en fonderie, cantonnier à la ville de Chartres et balayeur. En 1929, il achète le terrain sur lequel sera bâtie la Maison Picassiette avec sa femme. Il construira lui-même son habitation composée de 3 pièces dans un premier temps et agrandie par la suite par des acquisitions ultérieures. C’est au cours de ce chantier qu’Isidore s’est trouvé un intérêt pour la mosaïque en posant un carrelage multicolore. Au fur et à mesure, il s’est mis à décorer l’ensemble de la maison y compris les éléments du mobilier. Lits, chaises et même machine à coudre, tout y est passé !

Les matières premières sont des morceaux de faïence et de porcelaine, des débris de poteries et de verre de toutes les couleurs. Cette étrange combinaison de matériaux fut liée et fixée avec du mortier pour former des compositions curieuses et inattendues. Ce qui fait de ce lieu une curiosité à ne pas manquer à Chartres.

Maison Picassiette : une œuvre d’art unique

Cette maison est une demeure à l’allure fantastique. On pourrait la classer dans plusieurs types d’art : naïf, brut, populaire… Une chose est sûre : elle nous ouvre les portes de l’imaginaire de son auteur. On peut y trouver de nombreuses références au patrimoine de la ville, comme la cathédrale de Chartres ou la Porte Guillaume, mais aussi à la capitale toute proche avec une représentation de la Tour Eiffel. Fait surprenant, Chartres dispose même de sa propre Joconde dans cette maison unique en son genre !

Dans cette œuvre, on sent une forte inspiration chrétienne due à l’influence de la cathédrale de Chartres, mais également au fait que Raymond Isidore était un fervent croyant. Du fait de sa dimension insolite et de l’ampleur de l’œuvre de Raymond Isidore, nous pourrions comparer la Maison Picassiette au Palais idéal du facteur des Postes Cheval à Hauterives (Drôme).