Le secteur sauvegardé

Le 4 août 1962, André Malraux est à l’origine de la loi de sauvegarde des centres urbains historiques. Cette loi fut adoptée en 1964 et le secteur sauvegardé de Chartres fut, le 22 juin 1971, le second à être mis en place en France après Saumur.

Il couvre 64 hectares. Jusqu’aux années 2000, ce secteur faisait partie des plus grands secteurs sauvegardés de France. En effet, les années 90 et 2000, de nombreuses villes adoptèrent cette loi de mise en valeur de l’architecture urbaine : Nancy, Metz, Tours, Aix-en-Provence entre autres. 

Un travail de mise aux normes du bâti urbain

Dans les années 60, l’état de délabrement des quartiers historiques, le long de la rivière, avait alarmé la municipalité chartraine. Plusieurs options se présentaient alors :

  • détruire pour reconstruire dans une architecture contemporaine,
  • réhabiliter ces quartiers.

La réhabilitation incluait également adapter le confort moderne (stationnements, espaces verts, réseaux électriques…) au bâti ancien. Ce fut l’option qui fut choisi. Le choix d’un plan de sauvegarde conforme à la loi Malraux devait répondre à cette volonté des chartrains de valoriser leur ville. Le secteur sauvegardé, en définissant les conditions de mise en valeur, fut une aide précieuse pour définir l’adaptation du cadre de vie des habitants mais également le rayonnement touristique de la ville.

Ainsi, pour convaincre les habitants de la ville basse, la ville choisit de restaurer une première maison située à l’angle de la rue des Écuyers et de la rue au Cois. Cette restauration a eu lieu en 1968 et a donné le ton de l’entreprise. Cette restauration s'est faite sous la direction de Guy Nicot, architecte en chef des Bâtiments de France.
 

Restauration, rénovation, réhabilitation

Ensuite, chaque bâtiment a été analysé et un diagnostic précis sur leur état a été établi. Chacun a été restauré, rénové, ou réhabilité (principe des 3 R : restauration quand le bâtiment est à conserver dans son intégralité ; rénovation quand une partie du bâtiment est à refaire ; réhabilitation quand une construction neuve prend la place du bâtiment trop abimé). Ainsi, en respectant les critères d'architecture locale, l’espace a été totalement restructuré redonnant une vitalité à un quartier fortement délabré.

Aujourd’hui, les bords de l’Eure et le secteur sauvegardé de Chartres invitent à la flânerie et à la promenade. De nombreux espaces verts viennent embellir une restauration pensée aussi bien pour le visiteur que pour les habitants.